Chouette hulotte - Strix aluco

Espèce nicheuse, sédentaire.

Le hululement du mâle est bien connu et cette chouette forestière est de loin la plus commune (on devrait dire la moins rare) dans les Yvelines, où les milieux boisés sont bien représentés
C'est aussi le rapace nocturne de plus grande taille.

Longueur: 39cm - Envergure: 1 mètre - Poids: femelle: 560g, mâle: 440g

La Hulotte se reconnaît à sa grosse tête ronde, ses yeux noirs, son plumage couleur d'écorce, à dominante roux ou gris. Les plumages des deux sexes sont semblables.
Milieu de vie
La Hulotte est avant tout une chouette forestière, mais un bois de moyenne importance peut aussi lui convenir.
La Hulotte est largement répandue et peut venir chanter jusqu'au coeur des villes et des villages, à la faveur d'un parc ou d'un jardin arboré. Une ville comme Paris accueille ses couples de Hulottes, dans les grands parcs et les cimetières boisés.

Le territoire d'un couple est évalué à 60-70 ha.
Alimentation
Le besoin journalier en nourriture se situe aux environs de 70g, comme celui de l'Effraie.

Le régime est très varié, du lombric, en passant par les rongeurs (mulot, campagnols, rats), les oiseaux, les batraciens, les insectes… mais aussi à l'occasion la taupe, la belette… tout  ce qui passe à portée de serres,  de 1 à 400g.

Mais la base est formée à 70% par les rongeurs forestiers : le Campagnol roussâtre et le Mulot sylvestre.
Reproduction
Les couples sont considérés généralement comme fidèles.
Dès la fin de l'été et le début de l'automne, les mâles marquent leur territoire par la reprise du chant. Il s'agit de tenir les concurrents à distance et pour les jeunes mâles d'attirer une femelle.
Le couple ne construit pas de nid, la femelle pond dans un arbre creux ou squatte un ancien nid, de rapaces, de corneille.
Pour pondre et élever ses jeunes, La Hulotte recherche des cavités spacieuses dans les arbres creux des vieilles futaies (plus de 200 ans). Ce qui certes, n'est pas si facile à trouver, suivant le type d'exploitation forestière !
Heureusement pour elle, sa capacité d'adaptation l'amène à récupérer les anciens nids de Pie bavarde et de Corneille noire… qui eux ne manquent pas.
La Hulotte ne connaît donc pas la " crise du logement " que subissent l'Effraie et la Chevêche.

Ce qui ne veut pas dire non plus que la couvaison exposée aux intempéries soit confortable ! Le taux de réussite des nichées est généralement moins bon dans un nid de Corneille qu'à l'abri dans une cavité.

Mais dans l'ensemble, c'est tout de même la Hulotte qui s'en sort le mieux
La ponte est très précoce, fin février, début mars, en moyenne de 3 ou 4 œufs (de 1 à 9 selon les années et la quantité de nourriture disponible).
La couvaison dure en moyenne 29 jours et les éclosions sont échelonnées, 1 poussin tous les 2 jours.
Les jeunes restent au nid 4 à 5 semaines, et souvent le quittent avant de savoir voler. Parfois ils se retrouvent à terre.
ILS NE SONT PAS ABANDONNES, LAISSEZ LES SUR PLACE !
Tout au plus, posez les sur une branche, à l'abri d'un prédateur à 4 pattes.

A 7 ou 8 semaines les jeunes sont  bien volants.
Mortalité
La Hulotte est de constitution robuste, par sa taille et sa capacité à stocker les graisses en automne, elle subit bien moins que l'Effraie les rigueurs de l'hiver.

Prédateurs :
Par sa taille, elle a peu de prédateurs, si ce n'est la martre, bien moins abondante en Ile-de-France que la fouine, qui elle s'intéresse à toute la petite faune vivant en périphérie de village (mulots, souris, rats…) mais aussi aux œufs et aux poussins d'Effraie et de Chevêche.

Mortalité accidentelle et circulation routière : Habitante de la forêt, où elle chasse en priorité, elle est bien moins exposée aux chocs avec les voitures que l'Effraie et la Chevêche, qui chassent le long des talus et des bords de route.
Ce qui ne veut pas dire que les routes forestières ne sont pas meurtrières pour la Hulotte, mais en moins grand nombre.
Chant
Le chant du mâle est un hululement typique :
HOUUUU  ..……...OU!... OU-OU-OU-OU-HOUUU
prolongé -silence- bref - suivi de 5 " ou " enchaînés, le dernier traînant

La femelle se signale par un cri : KI-OUIT, que le mâle peut également produire
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Hulotte : chant du mâle


Dernière mise à jour : mardi 23 avril 2019
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