Protéger la chevêche, comment ?

Pour se reproduire, la Chevêche a besoin de cavités : vieux fruitiers et vieux saules têtards, ou bien des trous dans les murs et sous les toitures de bâtiments ruraux anciens.
Mais la pénurie de cavités est devenue un facteur limitant et même un facteur de régression des populations de Chevêches.

C'est la raison pour laquelle dans le cadre de la protection de l' espèce :
1- Nous fabriquons des "cavités artificielles", des nichoirs.

2- Nous installons ces nichoirs, dans des arbres ou contre un bâtiment

3- Nous conservons et nous restaurons son milieu naturel, par l'entretien des saules têtards et la plantation de boutures
Stratégie de conservation

Les inventaires réalisés chaque année nous ont permis de mieux connaître la population locale, ses effectifs d'une part et surtout sa répartition géographique.

Comme c'est le cas dans d'autres régions, la répartition est hétérogène, il y a des communes entières sans chevêches et des " noyaux ", des agrégats, avec plusieurs sites occupés à une certaine proximité les uns des autres. Nous avons été  très surpris en 2008 de constater cette proximité incroyable : des couples se reproduisant en nichoirs, à 56m seulement l'un de l'autre sur un site et seulement à 30m sur un autre site, dans des nichoirs initialement posés dans notre esprit pour le même couple..

Cette connaissance nous donne des orientations pour implanter nos nichoirs.

Nous cherchons en priorité à consolider les noyaux existants, en posant des nichoirs au plus près des sites occupés.
L'expérience nous a appris en effet que ces sites peuvent être éphémères, qu'il suffit d'un bon coup de vent pour entraîner la perte des quelques vieux arbres offrant une dernière cavité, et que disparaissent avec eux les couples nicheurs, qui par la force des choses doivent alors " s'exiler ".
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Le vieux pommier ci-contre a abrité quelques générations de Chevêches, avant d'être définitivement terrassé cet hiver 2010.
Photo D. Robert
L' expérience nous a également enseigné que souvent les cavités utilisées sont fortement dégradées, qu' il pleut à l' intérieur ou qu'elles sont directement exposées à la prédation (oeufs de Chevêche découverts mangés par la Fouine).
Cliquez pour agrandir l'imageExemple ci-contre de vieux cerisier, très délabré. La Chevêche niche dans la branche creuse, ouverte au sommet et dans laquelle la pluie ruisselle. La femelle est restée fidèle encore une saison à sa cavité éxigüe et humide, avant adopter, 18 mois plus tard, un nichoir bien sec et plus spacieux installé juste à côté.

Photo D. Robert
En posant des nichoirs à proximité de sites déjà fréquentés par l'espèce, nous augmentons les chances de voir ces nichoirs plus rapidement adoptés pour la reproduction. Donc nous consolidons plus rapidement la population en place.

Par ailleurs, tous les autres nichoirs nouvellement posés sont implantés à 1 ou 2 km maximum d?un couple existant et donc dans le périmètre de dispersion des jeunes Chevêches à la fin de l' été.


Dernière mise à jour : mercredi 12 septembre 2018
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