L' ouïe des rapaces nocturnes

Tout au long de leurs parcours de chasse, les " NOCTURNES "  font de longues stations sur des perchoirs divers : piquets de clôtures, panneaux routiers, branches basses, bâtiments…
Ces stations permettent d'écouter tous les bruits environnants : les petits cris aigus émis par les rongeurs et musaraignes et les bruissements provoqués par leurs déplacements dans les herbes du talus ou les feuilles mortes du sous-bois.
C'est d'abord à l'ouïe que les rapaces nocturnes repèrent leurs proies. Ils possèdent pour cela plusieurs dispositifs anatomiques.
Les Nocturnes "ont la grosse tête"
découverte du disque facial
En classe, il est toujours intéressant de partir de l'observation directe.
Cliquez pour agrandir l'imageA l'aide d'un poster représentant la Chouette hulotte à la taille réelle (très important), tous les élèves remarquent la grosse tête ronde.
On vient alors placer devant la tête, un crâne (lui aussi bien réel, presque en "chair et en os"), et les remarques fusent : "le crâne est tout petit !", ou  "la tête est très grosse"…
Oui, mais problème : les deux sont à la taille réelle, il s'agit bien d'un "vrai crâne" !
Et les élèves découvrent la réponse : ce sont les plumes tout autour du crâne qui donnent à la tête son apparence de grosse taille.
Mais à quoi servent-elles ?
Lorsque l'on observe précisément comment ces plumes sont disposées sur la face et tout autour de la tête, les élèves découvrent "le disque facial" qui permet aux oiseaux de capter les sons, de les amplifier et les diriger vers le conduit auditif externe de l'oreille. Et l'on fait naître tout doucement l'idée de la "parabole", du dispositif technique installé sur la maison de certains d'entre eux, pour capter et amplifier les ondes hertziennes.
En classe, on peut demander aux enfants de faire l'expérience de l'amplification du son, tout simplement en faisant de " grandes oreilles " avec leurs mains : le pouce en contact avec la tête, placé derrière chaque pavillon externe (des oreilles) et les paumes dirigées vers l'avant.

Le trou auriculaire des oiseaux est placé (comme chez les humains), de chaque côté de la tête.
Il en va ainsi chez le Moyen-duc, qui a donc bien ses " oreilles " de chaque côté du crâne, alors que les " aigrettes " dressées sur la tête ne sont que de petites plumes ornementales.

Le trou auriculaire est bordé de 2 plis cutanés mobiles (actionnés par des muscles), qui peuvent à la fois fermer ou agrandir l'entrée du conduit pour agir sur le passage du son, et  peuvent aussi s'orienter vers l'avant ou l'arrière suivant les espèces et mieux capter le son suivant son origine.

Une a-symétrie des trous auditifs entraîne un léger décalage dans la perception du son, permettant la localisation des proies avec une grande précision.
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Oreille Hulotte:
Côté gauche de la Tête.
Les plumes ont été écartées, découvrant le crâne et l'entrée du trou auriculaire, par lequel le son pénètre à l'intérieur de la tête.
Photo D. Robert
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Oreille Effraie :
Côté droit de la tête.
Une fois les replis cutanés écartés, on voit que l'entrée de l'oreille se situe sur le côté du crâne, un peu en arrière de l'oeil, juste devant le disque facial de l'oiseau qui concentre les sons à la manière d'une parabole.
Photo D. Robert


La vue chez les rapaces nocturnes
Le vol silencieux chez les rapaces nocturnes
Les serres chez les rapaces nocturnes

Dernière mise à jour : lundi 1 juillet 2019
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